Charpentier à Carmaux : décennale, termites et entreprises vérifiées
Ferme de toiture qui travaille, panne à remplacer avant de reprendre la couverture, plancher qui fléchit, extension à ossature bois : ces chantiers sortent du champ de la couverture et relèvent d’un autre métier. Voici ce qui sépare le charpentier du couvreur, ce que la garantie décennale protège vraiment sur une charpente, et les entreprises immatriculées dans le Carmausin.
Charpentier et couvreur, deux métiers qui se touchent
Le charpentier travaille la structure : fermes, pannes, chevrons, planchers, escaliers, ossatures bois. Le couvreur habille l’extérieur : tuiles ou ardoises, faîtage, zinguerie, gouttières, écrans sous-toiture. Le registre national des entreprises les range sous deux codes d’activité distincts, 43.91A pour les travaux de charpente et 43.91B pour les travaux de couverture par éléments (nomenclature d’activités française, Insee). Ce sont deux compétences, deux assurances parfois différentes, et deux devis.
Sur un même chantier de toiture, les deux se croisent forcément : une couverture se dépose avant qu’on touche à une ferme, l’écran sous-toiture se pose sur la charpente, le faîtage se reprend après le remplacement d’une panne. La question utile avant de signer n’est donc pas « qui fait la charpente », mais « qui reprend la liaison entre les deux lots ». Si deux entreprises interviennent, il faut deux devis et une phrase écrite sur ce que chacune reprend. Quand la même entreprise fait les deux, il n’y a qu’un responsable à chercher en cas de désordre, ce qui simplifie beaucoup les choses cinq ans plus tard.
La décennale, l’assurance qui compte sur une charpente
La charpente est un ouvrage d’ossature, et la garantie décennale couvre explicitement les ouvrages de fondation et d’ossature. Le constructeur doit souscrire cette assurance de responsabilité civile décennale avant le démarrage des travaux, et remettre son attestation au maître d’ouvrage avant l’ouverture du chantier. L’attestation doit être jointe aux devis et à la facture.
Source : Garantie décennale des constructeurs, Service Public, page vérifiée le 10 avril 2026.
Trois points de cette page méritent d’être lus avant de signer un devis de charpente.
- La garantie court dix ans à partir du lendemain de la signature du procès-verbal de réception, et une action en justice contre le constructeur ne peut plus être exercée au-delà.
- Seuls les travaux déclarés dans le contrat d’assurance du constructeur sont couverts. Une attestation qui ne nomme ni la charpente ni l’ossature laisse votre chantier de côté. Regardez la ligne des activités garanties, pas seulement les dates de validité.
- Les sous-traitants sont exclus du champ de la garantie décennale, faute de lien direct avec le maître d’ouvrage. Si la charpente est sous-traitée, c’est l’entreprise qui a signé votre devis qui répond, et pas celui qui a posé les bois.
Ne pas souscrire cette garantie est puni de 6 mois d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. Sur une charpente, l’enjeu est concret : un assemblage mal serré ou un appui mal repris ne se voit pas le jour de la réception. Deux ou trois hivers plus tard, le plafond fissure. Avoir un assureur dans la boucle pendant dix ans change tout, et sur une reprise ponctuelle qui ne touche pas la structure, demandez quand même l’attestation : elle dit ce que l’entreprise est assurée de faire, c’est déjà beaucoup.
La charpente n’est pas nommée dans la liste du devis obligatoire
Un devis écrit est obligatoire pour une liste d’activités du bâtiment publiée par Service Public : maçonnerie, menuiserie, couverture et toiture, étanchéité, plomberie, électricité, plâtrerie, peinture, isolation, serrurerie, ramonage, dératisation, entre autres. Vérification faite le 21 septembre 2026 sur la page en ligne : le mot charpente n’y figure pas.
Source : Devis obligatoire : activités concernées, Service Public Entreprendre, fiche vérifiée le 9 septembre 2022.
Deux rubriques voisines s’en approchent, la menuiserie et la couverture avec toiture, mais un chantier de charpente seule n’est pas nommé dans cette liste : aucune amende n’attend l’entreprise qui travaille sans devis écrit sur ce seul lot. La protection vient donc du devis que vous exigez, pas du texte. Le mécanisme fonctionne quand même, parce qu’un devis accepté vaut contrat : le professionnel est engagé dès que vous donnez votre accord, vous ne l’êtes qu’à partir du moment où vous signez. Lisez donc ce que vous signez, et pas seulement la ligne du prix.
Dès que le chantier inclut la couverture, la menuiserie ou la maçonnerie, la liste s’applique pour de bon, avec les mentions obligatoires et une amende administrative de 3 000 € pour un entrepreneur individuel et 15 000 € pour une société en cas de devis manquant. Après un démarchage à domicile, le même cadre ouvre un délai de rétractation de 14 jours.
Ce qu’un devis de charpente doit porter pour être utilisable :
- la date de rédaction, l’identification de l’entreprise et du client, le lieu d’exécution
- la nature exacte des travaux
- le décompte détaillé en quantité et en prix de chaque fourniture et de chaque prestation, dans l’unité qui convient : mètre, mètre carré, mètre cube, heure de main-d’œuvre
- le taux horaire de main-d’œuvre TTC, les frais de déplacement, la somme globale hors taxes et toutes taxes comprises avec le taux de TVA, la durée de validité de l’offre
- la mention du caractère gratuit ou payant du devis
Et les lignes propres à la charpente, celles qui décident si deux devis sont comparables : nombre de fermes avec portée et entraxe, section et essence des bois, traitement ou classe d’emploi, détail des assemblages, ce qui est déposé et ce qui est conservé, reprise des appuis, levage et échafaudage, évacuation des bois déposés.
Termites et bois de charpente : ce que la réglementation prévoit
Le Tarn est concerné. La Dreal Occitanie le rappelle : tous les départements de la région sauf la Lozère sont couverts par un arrêté préfectoral délimitant les zones infestées par les termites, et celui du Tarn date du 29 octobre 2002 (Termites : les départements de la région Occitanie, publié le 19 mai 2017, mis à jour le 7 décembre 2022). Savoir si une parcelle précise tombe dans une zone délimitée se demande en mairie, qui reçoit les déclarations.
- Déclarer. Dès que la présence de termites est détectée, l’occupant, ou à défaut le propriétaire, doit en informer la mairie. Les communes doivent aussi déterminer les périmètres de lutte dans lesquels le maire dispose d’un pouvoir d’injonction. Source : Termites, insectes xylophages et champignons lignivores, ministère de la Transition écologique, page mise à jour le 10 avril 2026.
- Le maire peut obliger. Il peut prendre un arrêté pour contraindre le propriétaire à faire procéder, dans les six mois, à la recherche de termites et aux travaux préventifs ou d’éradication. La copie du diagnostic part à la mairie en recommandé avec avis de réception, et si le propriétaire ne bouge pas, le maire peut, avec l’autorisation du président du tribunal judiciaire, faire exécuter les travaux d’office puis lui en réclamer le coût. Source : Termites dans l’habitat, Service Public, page vérifiée le 23 octobre 2024.
- Deux professionnels distincts. Celui qui réalise les travaux d’éradication doit être différent de celui qui a réalisé le diagnostic termites. Un charpentier peut donc traiter une charpente, mais il n’est pas celui qui l’a diagnostiquée.
- Aucun traitement n’est définitif. Les traitements anti-termites peuvent ne pas éradiquer les termites durablement, et il faut parfois recommencer s’ils réapparaissent. Une entreprise qui garantit l’éradication à vie promet donc plus que ce que les textes officiels écrivent.
Sur une charpente neuve ou reprise, la réglementation de la construction ajoute son propre étage : les bois et matériaux à base de bois qui participent à la solidité du bâtiment doivent être protégés contre les insectes à larves xylophages, capricornes et vrillettes comprises, par une protection naturelle, par des produits ou des techniques de préservation, ou par le positionnement du bois lui-même. Cela vaut pour les constructions dont le permis de construire a été déposé à partir du 1er novembre 2006. Dans les zones délimitées par arrêté préfectoral, l’interface entre le sol et le bâtiment doit être protégée contre les termites souterrains, par barrière physique, barrière physico-chimique ou dispositif de construction contrôlable, pour les permis déposés à partir du 1er novembre 2007. Et le constructeur doit remettre au maître d’ouvrage une notice technique qui liste les protections mises en œuvre, au plus tard à la réception, sur un modèle fixé par l’arrêté du 16 février 2010. Ces mesures viennent des articles R. 131-1 à R. 131-3 du code de la construction et de l’habitation, présentés sur la page du ministère citée plus haut.
Cette notice technique est le document à réclamer avec la facture. Elle ne dit rien de l’esthétique de la charpente, elle dit ce qui a été fait contre les insectes. Et elle resservira : dans une zone délimitée par arrêté préfectoral, la vente d’un logement suppose un état relatif à la présence de termites, valable six mois (Diagnostic termites et autres insectes xylophages, Service Public, page vérifiée le 26 février 2026).
Un dernier point surprend souvent au moment de la dépose : en cas de démolition totale ou partielle d’un immeuble, les bois et matériaux contaminés par les termites doivent être incinérés sur place ou traités avant leur transport, et l’opération se déclare en mairie dans le mois qui suit. Une vieille charpente attaquée ne part donc pas en benne tout venant, et c’est à l’entreprise qui dépose de s’en occuper.
Ce qui fait varier un devis de charpente
- Le volume de bois : nombre de fermes, portée, section des pièces. Une charpente de grange et une charpente de pavillon ne mobilisent pas les mêmes engins ni le même temps de levage.
- L’essence et le séchage : résineux traité, douglas, chêne, bois sec ou bois vert, avec ou sans traitement de préservation.
- La technique : charpente traditionnelle assemblée sur place, fermettes industrielles livrées en kit, ossature bois.
- Réparer ou remplacer : renforcement d’une ferme, remplacement d’une panne isolée, ou reprise complète. Chaque option a son devis, et la moins chère n’est pas toujours celle qui tient.
- La dépose et l’évacuation de l’ancienne charpente, y compris le cas des bois contaminés.
- L’accès : rue étroite, terrain en pente, jardin en terrasses, portée de la grue, place pour l’échafaudage.
- Les lots voisins : écran sous-toiture, liteaux, couverture, si l’entreprise les prend en charge. Sinon ils restent sur un autre devis.
Vérifier une entreprise en trois minutes
- Le SIRET sur l’annuaire des entreprises : activité déclarée, adresse, établissement actif ou cessé. Une entreprise fermée reste parfois dans un moteur de recherche, jamais dans le registre.
- L’attestation décennale, avec la mention des travaux garantis, à demander avant de signer.
- La notice technique termites sur un chantier neuf ou repris.
- Qui monte sur la toiture : demandez si la charpente est sous-traitée, et par qui.
- La cohérence : même SIRET sur le devis, sur l’attestation et sur la facture.
Les entreprises de charpente immatriculées dans le Carmausin
Liste établie le 21 septembre 2026 à partir du registre national des entreprises, activité principale déclarée 43.91A (travaux de charpente), établissements actifs. Trente et un établissements sont recensés dans un rayon de 20 km autour de Carmaux : les seize plus proches figurent ici, classés par distance à vol d’oiseau depuis le centre de la commune. Ce classement est géographique, il ne dit rien de la qualité du travail ni de la taille de l’entreprise. Source : annuaire des entreprises, données ouvertes, SIRET indiqué pour chaque ligne. Aucun partenariat ni recommandation.
| Entreprise | Commune | Adresse déclarée | Distance | SIRET | Immatriculée en |
|---|---|---|---|---|---|
| MICHAEL GELE (PIERRE MIKA BOIS) | Carmaux | 8 rue de Ligue de Lédas | 0,5 km | 934 400 698 00015 | 2024 |
| MPBAT | Blaye-les-Mines | 2 rue Gaston Héral | 1,5 km | 511 602 229 00011 | 2009 |
| BAPTISTE & ROUVIERE | Blaye-les-Mines | 16 rue Justin Robert | 1,6 km | 903 843 647 00012 | 2021 |
| ALQUIER FREDERIC | Valderiès | Moulin Haut | 4,2 km | 819 529 108 00014 | 2016 |
| THEO COIGNARD | Monestiès | 1 lieu-dit Saint-Denis | 6,0 km | 797 908 191 00019 | 2013 |
| MARTIN DELAUNAY (DELAUNAY) | Valderiès | 15 route de Carmaux | 7,0 km | 979 602 489 00010 | 2023 |
| SERGIO BOGGIO (LICHARDIE CONSTRUCTION BOIS) | Monestiès | lieu-dit Lichardie Basse | 7,7 km | 890 478 175 00015 | 2020 |
| ALOIS CHAUDESAIGUES COSTUMERO | Cagnac-les-Mines | chemin de la Gorsse | 8,6 km | 800 784 225 00032 | 2025 |
| JOFFREY CADAS | Saussenac | 1062 route de la Longagne | 10,4 km | 852 287 424 00026 | 2025 |
| THIERRY MACIEJEWSKI (ACTION BIOCLIMATIQUE) | Salles | 9 rue du Pont | 10,7 km | 790 374 326 00029 | 2014 |
| DAVID SOULE | Lescure-d’Albigeois | 60 avenue Jean Jaurès | 11,3 km | 844 004 119 00013 | 2018 |
| MV BATIMENT | Livers-Cazelles | 240 chemin de Campes | 11,9 km | 941 640 039 00017 | 2025 |
| SASU ENTREPRISE COIGNARD | Albi | 94 route de Cordes | 12,0 km | 812 852 622 00024 | 2020 |
| STEPHANE JEAMBRUN | Tanus | route de Marsal | 12,6 km | 499 838 589 00012 | 2007 |
| TARN CHARPENTES (NEUF & RENO) | Albi | 6 rue Louis Vicat | 13,8 km | 435 265 988 00046 | 2011 |
| LA CARPENTERIA | Albi | 25 rue de la Rivière | 13,9 km | 921 096 335 00010 | 2022 |
Une seule de ces entreprises a son établissement à Carmaux même. Les autres sont dans les communes du bassin, à Blaye-les-Mines, Valderiès, Monestiès, Cagnac-les-Mines, Saussenac, Salles, Tanus, Lescure-d’Albigeois, Livers-Cazelles, ou à Albi. Les quatre dernières lignes se situent à 12 km et plus, dont trois à Albi : elles viendront travailler à Carmaux, mais elles ne sont pas d’à côté, et le déplacement se retrouve dans le devis sous forme de frais.
Le registre indique aussi des âges très différents. Trois établissements ont été immatriculés en 2025, l’entreprise carmausine en 2024 : sur une charpente, ce n’est pas neutre, parce que la décennale d’une entreprise qui vient de se lancer ne s’est jamais encore exercée. À l’inverse, trois établissements de la liste affichent plus de quinze ans d’existence. Enfin, l’adresse affichée est l’adresse déclarée au registre, elle n’est pas forcément un atelier : plusieurs lignes correspondent à un lieu-dit ou à une adresse sans numéro, route de Marsal ou chemin de la Gorsse.