À Albi, le blocage de la RN88 abandonné
Le rond-point de l’Arquipeyre ne sera pas bloqué. Samedi 24 octobre, en fin d’après-midi, le cortège albigeois a changé d’itinéraire: au lieu de rejoindre ce giratoire posé sur la RN88, à l’entrée nord d’Albi, il a mis le cap sur la préfecture puis sur la place du Vigan, où la manifestation s’est dispersée vers 16 h 30.
Pour les automobilistes du Carmausin, l’axe qui relie Carmaux à Albi est donc resté praticable. Le blocage de ce rond-point figurait dans les appels relayés avant la journée de mobilisation.
Entre 1 200 et 1 500 personnes au départ du Jardin national
Le rassemblement a débuté à 14 heures au kiosque du Jardin national, avec un départ du cortège une demi-heure plus tard pour un parcours d’environ quatre kilomètres. Les comptages divergent: entre 1 200 et 1 500 participants selon Le Tarn libre, 1 200 selon Radio Totem, environ 1 500 pour les renseignements territoriaux, entre 2 000 et 3 000 pour les syndicats.
Au pied de la cathédrale Sainte-Cécile, la tête du cortège, composée surtout de lycéens, a poursuivi sa route dans le centre historique alors qu’un arrêté préfectoral pris la veille y interdisait les manifestations. Les policiers présents ont tenté de s’y opposer sans parvenir à stopper la progression. Un manifestant a lancé au mégaphone: « C’est pas une voiture qui va nous arrêter ».
Le cortège a ensuite emprunté le pont Vieux, puis le pont Neuf, avec un arrêt devant les grilles de la préfecture, où les participants se sont assis. La dispersion s’est faite place du Vigan.
À Castres, deux cents personnes place Soult
Dans la deuxième ville du Tarn, le rendez-vous était fixé à 14 heures place Soult. Radio Totem y a compté 200 personnes, La Dépêche du Midi près de 300. Plus tôt dans la matinée, 150 manifestants ont été recensés dans le secteur de Gaillac.
Le bilan départemental de la radio ne mentionne ni heurt ni interpellation. Le préfet du Tarn, Simon Bertoux, a remercié les organisateurs et les forces de l’ordre pour le déroulement de la journée. La semaine précédente, les mêmes cortèges avaient réuni 3 600 personnes à Albi et Castres, sans dégât.
Le 5 novembre déjà dans les calendriers
Les organisations syndicales ont fixé une nouvelle date, le jeudi 5 novembre, avec des rassemblements annoncés à Albi et à Castres. C’est la troisième journée de mobilisation nationale depuis le 17 octobre.