Carmaux recrute six policiers municipaux pour patrouiller au printemps 2027

Une voiture de police municipale stationnée dans une rue
Photo : CORLIN, CC BY-SA 3.0 (Wikimedia Commons)

Carmaux va avoir sa première police municipale. Le conseil municipal a approuvé le recrutement de six agents, et les postes sont ouverts. Si le calendrier tient, les premières patrouilles circuleront dans les rues de la ville au printemps 2027.

La commune recrute un chef de service, un brigadier-chef et quatre brigadiers. Cet effectif découle d’un diagnostic de sécurité mené avec la police nationale, qui a pris en compte les attentes des habitants et les missions à confier aux futurs agents. « Cela permet d’avoir au moins une patrouille mobilisable. Il n’y aura pas de moment où il n’y aura personne », explique le maire, François Bouyssié.

Des patrouilles de 8 heures à minuit, sept jours sur sept

Les policiers municipaux interviendront à pied, à vélo ou en véhicule, tous les jours de la semaine, entre 8 heures et minuit. La priorité va aux incivilités et aux nuisances : dépôts sauvages de déchets, conflits de voisinage, prévention des cambriolages, sécurisation des abords des écoles. Les familles qui cherchent les horaires de cantine, les inscriptions ou les réservations de repas passent de leur côté par le portail famille des écoles de Carmaux.

Sur l’armement, la future police n’aura pas d’armes létales, mais disposera du reste de l’arsenal prévu pour ce corps. Le coût de la création est estimé à 350 000 euros pour la ville.

Cinquième effectif du Tarn

Avec six agents, Carmaux se placera au cinquième rang des communes du département, derrière Castres (37 agents), Albi (31), Gaillac (8) et Saint-Sulpice (7), à égalité avec Mazamet (6) et devant Lavaur (5). Le maire n’exclut pas de renforcer les équipes si la situation l’exige.

La création de cette police était un engagement de campagne de François Bouyssié. Jusque-là, la ville s’appuyait sur deux agents de surveillance de la voie publique, et les municipalités précédentes s’étaient opposées au recrutement d’une police municipale. Avec Graulhet, Carmaux était l’une des deux dernières villes tarnaises de cette importance à ne pas en avoir.

« On part de zéro, mais on démarre fort », résume le maire.